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La prévention de la mort subite du sportif

, qui ont récemment été publiés dans la revue Circulation: Arrhythmia and Elect

Publié le 05 octobre 2016 à 18h09 | Mis à jour le 06 octobre 2016 à 00h34

 

Un pas vers la prévention de la mort subite du sportif

Selon un des chercheurs, la mort subite inexpliquée... (Archives La Presse)

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Selon un des chercheurs, la mort subite inexpliquée est souvent le premier signe d'une arythmie héréditaire qui affecte le système électrique du coeur.

ARCHIVES LA PRESSE

(Québec) À une époque où les cas de mort subite du sportif font de plus en plus souvent la manchette, une nouvelle étude publiée par deux cardiologues de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) démontre que le dépistage systématique pourrait permettre d'identifier les individus asymptomatiques à risque et de leur offrir des options thérapeutiques préventives.

Les résultats de cette étude, qui ont récemment été publiés dans la revue Circulation: Arrhythmia and Electrophysiology, indiquent plus particulièrement que les victimes de mort subite inexpliquée d'origine cardiaque peuvent être porteuses d'une mutation d'un gène.

Dans le cadre de leur étude, les chercheurs ont observé des anomalies cardiaques chez 30 % des membres de la famille de victimes de mort subite qui ne présentaient aucun symptôme. Selon un des chercheurs, le cardiologue électrophysiologiste Christian Steinberg, la mort subite inexpliquée est souvent le premier signe d'une arythmie héréditaire qui affecte le système électrique du coeur.

«Grâce au dépistage et aux tests génétiques, nous pouvons diagnostiquer les cardiopathies héréditaires et assurer une prise en charge médicale adéquate afin de diminuer le risque de survenue d'une mort subite inexpliquée d'origine cardiaque ou d'autres incidents cardiaques qui peuvent parfois s'avérer fatals», résume-t-il dans un communiqué diffusé mercredi.

 

En entrevue au Soleil, le Dr Steinberg précise que les victimes de mort subite inexpliquée d'origine cardiaque sont souvent «des sujets jeunes, de moins de 40 ans, en parfaite santé et qui tout d'un coup s'écrasent».

«Pour plus d'un tiers d'entre eux, il faut chercher une cardiopathie héréditaire», explique le spécialiste, confiant de voir la recherche réussir à élucider dans un avenir rapproché les autres cas de mort subite inexpliquée d'origine cardiaque. «Dans ce domaine, l'avenir est prometteur. On découvre beaucoup et rapidement», souligne-t-il.

Non, tout le monde ne doit pas se précipiter à la Clinique des arythmies génétiques de l'IUCPQ pour évaluer son risque de mort subite inexpliquée, précise le Dr Steinberg.

«Il faut cibler les personnes qui présentent le plus de suspicions cliniques, c'est-à-dire celles dont un parent de premier degré a fait un arrêt cardiaque inexpliqué avant l'âge de 45 ans, celles qui ont déjà subi des pertes de conscience inexpliquées pendant un effort physique et celles dont les électrocardiogrammes ont déjà présenté des anomalies», énumère le médecin.

Une fois le risque identifié, la Clinique des arythmies génétiques de l'IUCPQ offre un suivi aux familles atteintes. «La plupart des patients peuvent continuer leur vie en toute sécurité avec un suivi. Certaines habitudes de vie peuvent devoir être changées et une médication être prise, tout dépendant du type de pathologie. Dans les cas à haut risque, qui sont une minorité, la personne peut avoir besoin d'un défibrillateur», mentionne le Dr Steinberg, selon qui le sport récréatif demeure possible pour une bonne partie des personnes atteintes d'une arythmie héréditaire.

À propos de l'étude

Les résultats de l'étude proviennent des données collectées dans le cadre du registre national CASPER. Le réseau de recherche spécialisée a recruté 1000 Canadiens, dont des survivants de mort subite inexpliquée d'origine cardiaque et leur famille immédiate, dans 14 établissements de santé à travers le Canada.

rophysiology, indiquent plus particulièrement que les victimes de mort subite inexpliquée d'origine cardiaque peuvent être porteuses d'une mutation d'un gène.

Dans le cadre de leur étude, les chercheurs ont observé des anomalies cardiaques chez 30 % des membres de la famille de victimes de mort subite qui ne présentaient aucun symptôme. Selon un des chercheurs, le cardiologue électrophysiologiste Christian Steinberg, la mort subite inexpliquée est souvent le premier signe d'une arythmie héréditaire qui affecte le système électrique du coeur.

«Grâce au dépistage et aux tests génétiques, nous pouvons diagnostiquer les cardiopathies héréditaires et assurer une prise en charge médicale adéquate afin de diminuer le risque de survenue d'une mort subite inexpliquée d'origine cardiaque ou d'autres incidents cardiaques qui peuvent parfois s'avérer fatals», résume-t-il dans un communiqué diffusé mercredi.

 

En entrevue au Soleil, le Dr Steinberg précise que les victimes de mort subite inexpliquée d'origine cardiaque sont souvent «des sujets jeunes, de moins de 40 ans, en parfaite santé et qui tout d'un coup s'écrasent».

«Pour plus d'un tiers d'entre eux, il faut chercher une cardiopathie héréditaire», explique le spécialiste, confiant de voir la recherche réussir à élucider dans un avenir rapproché les autres cas de mort subite inexpliquée d'origine cardiaque. «Dans ce domaine, l'avenir est prometteur. On découvre beaucoup et rapidement», souligne-t-il.

Non, tout le monde ne doit pas se précipiter à la Clinique des arythmies génétiques de l'IUCPQ pour évaluer son risque de mort subite inexpliquée, précise le Dr Steinberg.

«Il faut cibler les personnes qui présentent le plus de suspicions cliniques, c'est-à-dire celles dont un parent de premier degré a fait un arrêt cardiaque inexpliqué avant l'âge de 45 ans, celles qui ont déjà subi des pertes de conscience inexpliquées pendant un effort physique et celles dont les électrocardiogrammes ont déjà présenté des anomalies», énumère le médecin.

Une fois le risque identifié, la Clinique des arythmies génétiques de l'IUCPQ offre un suivi aux familles atteintes. «La plupart des patients peuvent continuer leur vie en toute sécurité avec un suivi. Certaines habitudes de vie peuvent devoir être changées et une médication être prise, tout dépendant du type de pathologie. Dans les cas à haut risque, qui sont une minorité, la personne peut avoir besoin d'un défibrillateur», mentionne le Dr Steinberg, selon qui le sport récréatif demeure possible pour une bonne partie des personnes atteintes d'une arythmie héréditaire.

À propos de l'étude

Les résultats de l'étude proviennent des données collectées dans le cadre du registre national CASPER. Le réseau de recherche spécialisée a recruté 1000 Canadiens, dont des survivants de mort subite inexpliquée d'origine cardiaque et leur famille immédiate, dans 14 établissements de santé à travers le Canada.